Des personnalités qui n’existent que numériquement
Des personnages entièrement générés par intelligence artificielle, dotés d’apparences soigneusement conçues et de personnalités scénarisées, accumulent aujourd’hui des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, brouillant progressivement la frontière entre créateur humain et création numérique.
Ces influenceurs virtuels collaborent déjà avec de grandes marques dans le cadre de campagnes publicitaires officielles, un phénomène qui semblait relever de l’anecdote il y a encore quelques années mais qui devient une pratique commerciale de plus en plus courante.
Pourquoi les marques s’y intéressent autant
Un influenceur virtuel présente l’avantage considérable d’être entièrement contrôlable, sans risque de controverse personnelle inattendue, de comportement imprévisible ou d’exigences contractuelles élevées, des qualités particulièrement attrayantes pour les départements marketing prudents.
Le coût de production, bien que non négligeable, devient de plus en plus compétitif face aux cachets exigés par certains créateurs de contenu humains ayant une large communauté, rendant cette option de plus en plus viable financièrement.
Les questions éthiques que cela soulève
La transparence envers le public reste un enjeu majeur, plusieurs de ces comptes ne révélant pas toujours clairement leur nature artificielle, ce qui peut induire en erreur des abonnés qui croient interagir avec une véritable personne.
Le remplacement progressif de vrais créateurs de contenu par des personnages virtuels inquiète également une partie de l’industrie, qui craint une dévalorisation du travail créatif humain authentique au profit d’une production entièrement automatisée.








