Une erreur répandue mais rarement discutée ouvertement
Selon plusieurs études sur la planification de la retraite, la grande majorité des Canadiens sous-estiment systématiquement le montant nécessaire pour maintenir leur niveau de vie une fois à la retraite, une erreur qui peut avoir des conséquences importantes des décennies plus tard.
Cette sous-estimation provient souvent d’une mauvaise évaluation des dépenses futures, notamment en matière de santé, de logement et d’inflation cumulée sur une période de retraite qui peut désormais s’étendre sur vingt-cinq à trente ans.
Pourquoi cette erreur persiste malgré les avertissements
Commencer à épargner pour la retraite trop tard dans sa carrière reste l’un des facteurs les plus déterminants, puisque les intérêts composés perdent une grande partie de leur effet lorsque la période d’accumulation est raccourcie de plusieurs années.
Beaucoup de travailleurs comptent également de façon excessive sur les régimes publics de retraite, sans réaliser que ceux-ci ne couvrent généralement qu’une fraction du revenu nécessaire pour maintenir un niveau de vie comparable à celui de la vie active.
Comment corriger le tir, même tardivement
Faire un bilan réaliste de ses dépenses actuelles et projeter ce montant sur une retraite de plusieurs décennies, en tenant compte de l’inflation, permet d’obtenir une estimation beaucoup plus fiable que les règles générales souvent citées.
Augmenter progressivement le pourcentage de revenu consacré à l’épargne retraite, même de quelques points de pourcentage par année, peut compenser en partie un départ tardif et réduire significativement l’écart entre les besoins réels et les économies accumulées.








